Vendredi 22 avril est le jour de la Terre. Quelques semaines après le 3e rapport du GIEC1, cette journée était l’occasion de nous rappeler à quel point nous sommes dépendants de l’environnement dans lequel nous évoluons. Ceci est encore plus vrai pour les sports de nature qui profitent de cette proximité avec la nature au quotidien. 

Malheureusement les signes du changement climatique se multiplient. Les impacts sur les activités outdoor sont de plus en plus problématiques. 

Le ski en été sur le glacier de la Grande Motte à Tignes se fait de plus en plus rare. Les épreuves d’endurance lors des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été se déroulent de plus en plus souvent tôt le matin ou tard le soir afin d’éviter les grosses chaleurs. Les images des pistes de ski totalement artificielle de Pékin 2022 sont encore dans nos têtes.  

En 2085, seulement 33 grandes villes auront la capacité d’accueillir l’organisation d’évènements olympiques et paralympiques2. Paris, Marseille ou même New York n’en feront pas parti. 

Face à ce constat l’éco-anxiété, thème de cette journée de la terre 2022, gagne la population, notamment un jeune sur deux3. Alors quoi de mieux que d’agir, s’activer et laisser une marque positive sur notre environnement et pour nos générations futures qui en dépendent ? 

Face à ce sujet la Présidence française du Conseil de l’Union européenne (PFUE), en cours depuis le 1er janvier 2022, entend bien poser les jalons d’un futur Pacte vert et durable pour le sport 

La conférence Vers un Pacte vert et durable pour le sport, organisé le 3 mars 2022, a permis d’échanger sur les impacts croisés sport et environnement, les idées inspirantes pour un sport plus vert et durable et les perspectives européennes. 

Pour en savoir plus nous vous invitions fortement à aller consulter la publication du Pôle Ressources National Sports de Nature qui résume les échanges et propose le replay de la conférence.  

Disponible en cliquant-ici.

Si tous les acteurs réunis se sont accordés sur la nécessité de prendre des mesures à grande échelle nous devons, à notre niveau, poursuivre et accélérer les actions territoriales sur la formation des éducateurs, sur l’éducation des pratiquants et sur les actions de promotion des bons comportements. C’est ce travail qui aura un véritable impact, à court, moyen et long terme.

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1- Rapport du Giec d’avril 2022 : Quelles solutions face au réchauffement climatique ? 

2- Pierre Monnier, “Avec le réchauffement climatique, seulement une poignée de villes seront capables d’accueillir les JO en 2085”, Usine Nouvelle.

3- Antoine Beau, “Un jeune sur deux déclare souffir d’éco-anxiété, selon une étude internationale”, Le Parisien, 


L’Équipe du CROS